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Plus de conseillers scolaires élus ? C'est ce que prévoient le premier ministre Ford et le ministre de l'Éducation Paul Calandra.
Plus tôt cette année, avant de prendre leurs très longues vacances d'été, le gouvernement a présenté le projet de loi 33, la Loi sur le soutien aux enfants et aux élèves. Ce projet de loi modifie considérablement la façon dont la province place les conseils scolaires sous sa supervision, c'est-à-dire le processus qui consiste à prendre le contrôle direct des opérations et des finances d'un conseil scolaire. Ce changement permettra de faire plus facilement à d'autres conseils scolaires ce que la province a fait à l'OCDSB lorsqu'il a été placé sous supervision provinciale pendant l'été.
Des années de sous-financement et de coupes budgétaires dans les écoles locales ont laissé l'Ontario avec des classes surpeuplées, moins de soutien en matière de santé mentale et des enseignants et du personnel débordés. Au lieu de revenir sur ces coupes, le projet de loi passe outre la volonté des communautés et des parents en donnant aux forces de police le pouvoir de placer des agents dans nos écoles locales, malgré les preuves que cela ne rend pas les écoles plus sûres et pourrait criminaliser injustement les élèves marginalisés.
Le projet de loi 33 a également un impact majeur sur nos établissements d'enseignement supérieur, en imposant des coupes budgétaires cruciales pour les services aux étudiants tels que les banques alimentaires, les centres d'aide aux victimes d'agressions sexuelles, les centres universitaires, les stations de radio et les journaux universitaires, les espaces LGBTQIA, les associations culturelles et les clubs universitaires.
Comme si tout cela ne suffisait pas, il y a quelques semaines à peine, le ministre de l'Éducation, Paul Calandra, a annoncé qu'il envisageait sérieusement de supprimer les conseillers scolaires élus dans le système anglophone, excluant ainsi les parents des décisions qui touchent l'école de leurs enfants en éliminant définitivement la démocratie locale et en confiant le contrôle des écoles locales à des membres conservateurs non élus et non responsables.
Cette annonce a immédiatement suscité l'indignation et, la semaine dernière, des centaines de personnes de tout l'Ontario se sont jointes à la chef du NPD de l'Ontario, Marit Stiles, et à la porte-parole du NPD de l'Ontario en matière d'éducation, Chandra Pasma, sur Zoom pour faire part de leurs préoccupations et apprendre comment ils pouvaient lutter contre le projet de loi 33.
Des enseignants, des administrateurs et des dirigeants syndicaux nous ont fait part de la nécessité d'un financement et d'un soutien à l'éducation que le gouvernement provincial ne fournit pas.
Nous avons également entendu Katy De Sousa, une résidente du centre d'Ottawa, qui a souligné, en tant que parent, l'importance d'avoir un représentant élu au conseil scolaire pour défendre les intérêts des élèves. James Adair, un autre résident du centre d'Ottawa, a expliqué les conséquences du projet de loi 33 sur la vie étudiante, à savoir la suppression de services essentiels et de clubs universitaires dont dépendent les étudiants pour s'épanouir.
Tous les participants à la réunion ont convenu que ces changements devaient être combattus et se sont déclarés prêts à s'engager dans cette lutte.
Le 1er octobre, à 18 h, je ferai du porte-à-porte à Westboro avec Katy, James et d'autres voisins concernés. Nous informerons les membres de la communauté des dangers du projet de loi 33 et leur fournirons des ressources pour s'organiser contre celui-ci. N'hésitez pas à vous joindre à nous si vous le pouvez.
Où : École primaire Broadview (à l'angle de Broadview et Dovercourt)
Quand : Mercredi 1er octobre à 18 h
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